LOI N° 99/007 du 30 Juin 1999

PORTANT LOI DE FINANCES DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN POUR L'EXERCICE 1999/2000

L'Assemblée Nationale a délibéré et adopté,

Le Président de la République promulgue la

loi dont la teneur suit :

PREMIERE PARTIE

TITRE UNIQUE

REGLEMENTS DE L'EXERCICE 1997/1998

ARTICLE PREMIER : Sont constatées sur le budget de l'Etat pour l'exercice1997/1998 les recettes d'un montant de 1.039.001.834.145 francs CFA se répartissant ainsi qu'il suit :

NATURE DES RECETTES

PREVISIONS

REALISATIONS

TAUX DE REALISATION

TITRE I / RECETTES PROPRES

819 000 000 000

862 301 834 145

105,29%

A-RECETTES FISCALES

604 064 000 000

646 170 581 494

106,97%

IMPÔTS DIRECTS ET TAXES ASSIMILEES

341 800 000 000

372 198 022 134

108,89%

ENREGISTREMENT,TIMBRE & CURATELLE

22 000 000 000

13 464 136 214

61,20%

DROITS DE DOUANE ET AUTRES DROITS

240 264 000 000

260 508 423 146

108,43%

B-RECETTES NON FISCALES

167 700 000 000

185 040 775 207

110,34%

RECETTES DOMANIALES

1 000 000 000

1 900 623 104

190,06%

REDEVANCE PETROLIERE

135 000 000 000

165 800 000 000

122,81%

RECETTES DES SERVICES

31 700 000 000

17 340 152 103

54,70%

C-RECETTES DIVERSES

47 236 000 000

31 090 477 444

65,82%

CONTRIBUTION DU BUDGET ANNEXE

4 000 000 000

0

0,00%

REMBOURSEMENT DES PRETS

11 236 000 000

3 468 000 000

30,87%

REVERSEMENTS ET CAUTIONNEMENTS

3 200 000 000

2 856 000 000

89,25%

REMUNERATIONS DES AVALS

800 000 000

0

0,00%

PRODUITS DES VALEURS MOBILIERES

2 000 000 000

6 018 153 250

300,91%

RETENUES PENSIONS SUR SALAIRES

16 000 000 000

17 748 324 194

110,93%

RECETTES DES PRIVATISATIONS

10 000 000 000

1 000 000 000

10,00%

TITRE II / AUTRES RECETTES

395 750 000 000

176 700 000 000

44,65%

EMPRUNTS EXTERIEURS

350 000 000 000

161 700 000 000

46,20%

SUBVENTIONS, DONS ET LEGS

38 380 000 000

10 000 000 000

26,06%

AVANCES NON REMBOURSABLES

7 370 000 000

5 000 000 000

67,84%

TOTAL DES RECETTES DE L'ETAT

1 214 750 000 000

1 039 001 834 145

85,53%

TITRE III – BUDGET ANNEXE P&T

42 000 000 000

38 247 426 347

91,07%

TOTAL GENERAL DES RECETTES

1 256 750 000 000

1 077 249 260 492

85,72%

 

ARTICLE DEUXIEME : Sont constatées sur le même budget les dépenses d'un montant de

1.010.819.508.547 francs CFA, se répartissant ainsi qu'il suit :

NATURE DES DEPENSES

PREVISIONS

REALISATIONS

TAUX DE REALISATION

A-FONCTIONNEMENT COURANT
01- PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

13 007 000 000

10 841 334 500

83,35%

02- SERVICES RATTACHES A LA P.R.C.

1 934 000 000

1 590 908 400

82,26%

03- ASSEMBLEE NATIONALE

5 445 000 000

5 348 357 448

98,23%

04- SERVICES DU PREMIER MINISTRE

3 026 000 000

2 834 187 126

93,66%

05- CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

336 000 000

235 200 000

70,00%

06- MIN. RELATIONS EXTERIEURES

9 076 000 000

7 825 568 400

86,20%

07- MIN. ADMINISTRATION TERRITORIALE

15 470 000 000

13 983 333 000

90,39%

08- MINISTERE DE LA JUSTICE

4 636 000 000

4 629 509 600

99,86%

12- DEL.GENERALE A LA SURETE NAT.

26 849 000 000

24 835 262 775

92,50%

13- MINISTERE DE LA DEFENSE

72 607 000 000

66 218 224 264

91,20%

14- MINISTERE DE LA CULTURE

986 000 000

974 466 875

98,83%

15- MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

74 247 000 000

94 032 690 320

126,65%

16- MINISTERE DE LA JEUNESSE & SPORTS

4 588 000 000

4 538 449 600

98,92%

17- MINISTERE DE LA COMMUNICATION

1 817 000 000

1 777 752 800

97,84%

18- MINSTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUP.

10 095 000 000

9 791 481 643

96,99%

19- MIN. RECHERCHE SCIENTIF. & TECH.

3 509 000 000

3 265 510 670

93,06%

20- MINISTERE DE L'ECONOMIE & FINANCES

17 482 000 000

15 961 031 830

91,30%

21- MIN. DU DEVELOP.INDUST. & COM.

1 423 000 000

1 276 523 176

89,71%

23- MINISTERE DU TOURISME

1 037 000 000

943 873 416

91,02%

30- MINISTERE DE L'AGRICULTURE

16 714 000 000

16 682 243 400

99,81%

31- MIN. ELEVAGE , PÊCHE & INDUST.ANIM.

2 991 000 000

2 774 267 824

92,75%

32- MINISTERE DES MINES,EAU & ENERGIE

1 118 000 000

1 047 638 731

93,71%

33- MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT & FOR.

1 819 000 000

1 720 635 328

94,59%

36- MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS

26 114 000 000

21 494 048 166

82,31%

37- MINISTERE URBANISME & HABITAT

7 288 000 000

6 489 095 611

89,04%

40- MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

25 322 000 000

26 388 171 871

104,21%

41- MIN. TRAVAIL & PREVOYANCE SOCIALE

1 314 000 000

1 269 976 153

96,65%

42- MIN. AFFAIRES SOCIAL.& CONDIT. FEM.

1 817 000 000

1 811 249 142

99,68%

46- MINISTERE DES TRANSPORTS

1 211 000 000

1 158 990 253

95,71%

50- MIN.FONCT. PUB.& REF. ADMINISTRATIVE

2 472 000 000

2 456 673 600

99,38%

TOTAL : A

355 750 000 000

353 544 350 000

99,38%

B- TRANSFERTS ET CHAP. COMMUNS
55- DETTE INTERIEURE DE FONCTIONNEMENT

46 000 000 000

45 700 000 000

99,35%

60- INTERVENTIONS DE L'ETAT

22 000 000 000

21 697 000 000

98,62%

65- DEPENSES COMMUNES

26 000 000 000

25 896 453 017

99,60%

TOTAL : B

94 000 000 000

93 293 453 017

99,25%

TOTAL BUDGET FONCTIONNEMENT: A+B

449 750 000 000

446 837 803 017

99,35%

C- SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE
56- CHARGE DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE

550 000 000 000

423 000 000 000

76,91%

57- CHARGE DETTE PUBLIQUE INTERIEURE

49 000 000 000

48 300 000 000

98,57%

TOTAL : C

599 000 000 000

471 300 000 000

78,68%

D- CREDIT D'INVESSTISSEMENT PUB.
90- OPERATIONS DE DEVELOPPEMENT

148 000 000 000

80 700 000 000

54,53%

91- DEPENSES DE RESTRUCTURATION

2 000 000 000

1 000 000 000

50,00%

92- PARTICIPATIONS & REHABILITATIONS

16 000 000 000

10 981 705 530

68,64%

TOTAL : D

166 000 000 000

92 681 705 530

55,83%

TOTAL DES DEPENSES E =A+B+C+D

1 214 750 000 000

1 010 819 508 547

83,21%

BUDGET ANNEXE P&T. :F

42 000 000 000

31 699 646 755

75,48%

ENSEMBLE G =E+F

1 256 750 000 000

1 042 519 155 302

82,95%

 ARTICLE TROISIEME : Les recettes et les dépenses du budget consolidé de l'Etat pour l'exercice 1997/1998 sont définitivement arrêtées comme suit : 

BUDGET CONSOLIDE

PREVISIONS

REALISATION

BUDGET DE L'ETAT

1 214 750 000 000

RECETTES RECOUVREES

1 039 001 834 145

85,53%

DEPENSES REGLEES

1 010 819 508 547

83,21%

SOLDE

28 182 325 598

BUDGET ANNEXE POSTES & TELECOM.

42 000 000 000

RECETTES RECOUVREES  

38 247 426 347

91,07%

DEPENSES REGLEES  

31 699 646 755

75,48%

SOLDE  

6 547 779 592

RESULTAT GENERAL  
PREVISIONS GLOBALES

1 256 750 000 000

RECETTES RECOUVREES  

1 077 249 260 492

85,72%

DEPENSES REGLEES  

1 042 519 155 302

82,95%

SOLDE GENERAL :  

34 730 105 190

 

DEUXIEME PARTIE :

BUDGET DE L'EXERCICE 1999/2000

TITRE PREMIER :

DISPOSITIONS FISCALES ET FINANCIERES RELATIVES AUX RESSOURCES

CHAPITRE PREMIER :

DISPOSITIONS GENERALES

ARTICLE QUATRIEME :

Les impôts, contributions, redevances, produits et revenus publics de la République du Cameroun continueront d'être perçus conformément aux textes en vigueur, sous réserve des dispositions de la présente loi.

 

CHAPITRE DEUXIEME :

DISPOSITIONS RELATIVES AUX DROITS DE DOUANE

ARTICLE CINQUIEME :

Les dispositions de la loi 98/009 du 1er Juillet 1998, portant loi de finances pour l’exercice 1998/1999, sont modifiées ainsi qu’il suit :

Alinéa 4 (nouveau) : Le prélèvement applicable aux exportations de cacao, de café, de coton, de caoutchouc, de sucre, de plantes médicinales, d’huile de palme et de banane, est supprimé.

CHAPITRE TROISIEME :

DISPOSITIONS RELATIVES AU CODE GENERAL DES IMPÔTS

ARTICLE SIXIEME :

Les dispositions des articles 23, 44, 45, 48, 90, 110, 139 ter, 256 bis du Code Général des Impôts sont modifiées et/ou complétées comme suit :

Article 23 alinéa 1(nouveau) : L'impôt sur les sociétés est acquitté spontanément par le contribuable de la manière suivante : 

- un acompte représentant 1% du chiffre d'affaires réalisé au cours de chaque mois est payé au plus tard le 15 du mois suivant. Il est de 0,5% pour les exploitants de stations services sur leurs ventes de produits pétroliers. Cet acompte est majoré de 10% au titre des centimes additionnels communaux.

Le reste sans changement

Alinéa 3 (nouveau) : Les compléments d’impôts dus à la suite du contrôle des déclarations par l’administration sont recouvrés conformément aux dispositions de l’article 256 bis (nouveau) du présent Code .

Le reste sans changement.

Article 44 (nouveau) : 

1° Régime de base

Relèvent du régime de base, les personnes physiques qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes compris entre 15 et 60 millions ;

Le bénéfice imposable est déterminé par application au chiffre d’affaires réalisé par le contribuable du taux de bénéfice fixé par décret. Dans tous les cas, l’impôt établi selon ce régime d’imposition ne saurait être inférieur à celui calculé par application du taux de 1 % sur le chiffre d’affaires réalisé.

L’impôt ainsi calculé est acquitté lors du dépôt de la déclaration dont le modèle est fourni par l’administration. Les contribuables doivent déposer cette déclaration avant le 15 du mois suivant la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.

Toutefois, les contribuables soumis à ce régime peuvent opter pour le régime simplifié. L’option est irrévocable et emporte également option pour le même régime à la TVA. A cet effet, ils doivent notifier leur choix au Chef de Centre des Impôts territorialement compétent avant le 1er août de l’année d’imposition.

2° Régime simplifié

Relèvent du régime simplifié, les personnes physiques qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes compris entre 60 et 100 millions.

Le bénéfice imposable est déterminé par application au chiffre d’affaires réalisé par le contribuable du taux de bénéfice fixé par décret. Dans tous les cas, l’impôt établi selon ce régime d’imposition ne saurait être inférieur à celui calculé par application du taux de 1 % sur le chiffre d’affaires réalisé.

L’impôt ainsi calculé est acquitté lors du dépôt de la déclaration dont le modèle est fourni par l’administration. Les contribuables doivent déposer cette déclaration avant le 15 du mois suivant celui de la réalisation des opérations imposables.

Toutefois, les contribuables soumis à ce régime peuvent opter pour le régime du réel. L’option est irrévocable et emporte également option pour le même régime à la TVA. A cet effet, ils doivent notifier leur choix au chef de Centre des Impôts territorialement compétent avant le 1er août de l’année d’imposition. 

3° Régime simplifié applicable aux transporteurs.

Le reste sans changement

4° Régime du réel.

Relèvent de ce régime :

les personnes physiques qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes supérieur à 100 millions ;

les personnes morales ;

les exploitants forestiers quel que soit leur chiffre d’affaires ;

 

Le bénéfice imposable est déterminé comme en matière d’impôt sur les sociétés.

Toutefois, en ce qui concerne les charges, la rémunération des exploitants individuels est déductible à condition qu’elle corresponde à un travail effectif et ne soit pas excessive par rapport au service rendu.

Article 45 : supprimé

Article 48 (nouveau) :

Les contribuables soumis au régime de base et au régime simplifié sont tenus de souscrire, avant le 31 août de chaque année, une déclaration comprenant le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’exercice clos au 30 juin précédent, les achats et les stocks. 

Les contribuables soumis à ces régimes d’imposition doivent fournir à l’Inspecteur des Impôts à l’appui de leur déclaration, le détail des charges énumérées au paragraphe précédent suivant un formulaire dont le modèle est fourni par l’Administration. Ils doivent présenter à toute réquisition de l’Inspecteur ou d’un Agent ayant au moins le grade de Contrôleur, les livres comptables et les pièces justificatives relatifs à leur déclaration.

Les contribuables soumis au régime de base doivent tenir un livre d’achats et un livre de recettes.

Les contribuables soumis au régime simplifié doivent tenir un livre d’achats, un livre de recettes, un livre d’inventaire et un livre des immobilisations.

Article 90 (nouveau) : Les officiers publics ou ministériels ainsi que les membres des professions libérales sont, quel que soit le montant de leur chiffre d’affaires, soumis au régime du réel en matière de bénéfices non commerciaux. Ils doivent, à toute réquisition de l'Inspecteur, présenter leurs livres, registres, pièces de recettes et dépenses ou de comptabilité à l'appui des énonciations de leur déclaration. Ils ne peuvent opposer le secret professionnel aux demandes d'éclaircissement, de justification ou de communication des documents concernant les indications de leur livre-journal ou de leur comptabilité.

Article 110 (nouveau) : Les compléments d’impôt dus à la suite du contrôle des déclarations opéré par l’administration sont recouvrés conformément aux dispositions de l’article 256 bis (nouveau) du présent Code. 

Article 139 ter (nouveau) : Les personnes physiques ou morales qui réalisent des investissements dans le cadre des concessions des services publics et inscrivent dans leur programme d’investissement l’acquisition du matériel neuf dont la liste est préalablement approuvée par l'administration fiscale, peuvent bénéficier des avantages fiscaux particuliers prévus à l’article 139 du Code Général des Impôts relatifs à la réduction d’impôt sur les sociétés ou de la taxe proportionnelle sur le revenu des personnes physiques. 

Article 256 Bis (nouveau) : Les compléments d’impôts dus à la suite de contrôles effectués par l’administration sont acquittés spontanément sur la base d’un bulletin d’émission établi d’après le montant liquidé dans la notification définitive de redressement, dans un délai de sept (07) jours. Passé ce délai et à défaut de réclamation assortie d’une demande de sursis de paiement avec constitution de garanties prévues par la loi, un avis de mise en recouvrement est établi, ouvrant un délai de sept (07) jours pour régularisation. 

A l’expiration de ce nouveau délai, une mise en demeure tenant lieu de commandement de payer est adressée au contribuable et permet d’engager des poursuites en recouvrement par le receveur des Impôts. 

CHAPITRE QUATRIEME

DISPOSITIONS relatives à la TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

 ARTICLE SEPTIÈME :

Les dispositions de l’article huitième de la loi de Finances n° 98/009 du 1er Juillet 1998, instituant la TVA, sont modifiées et/ou complétées comme suit :

Article 1 :

Alinéa 2 (nouveau) : Les personnes physiques ne sont assujetties qu’à la condition qu’elles réalisent un chiffre d’affaires annuel minimum de 15 millions de francs.

Le Reste Sans Changement

Article 3 (nouveau) : Sont imposables les opérations ci-après :

9(nouveau) : Les opérations réalisées par les entreprises agréées au régime de Zone Franche Industrielle ou de Point Franc Industriel.

Article 4 : Sont exonérés de la T.V.A :

8 - b (nouveau) : Les intrants directement liés à la fabrication des produits pharmaceutiques, de la farine, des engrais, des produits d'élevage et de pêche dont la liste est déterminée par l'administration fiscale après concertation avec les Ministères concernés.

Le reste sans changement

Alinéa 14 (nouveau) : Les contrats d’assurance vie ;

Alinéa 15 (nouveau) : Les petits matériels de pêche, les engins et matériels agricoles ainsi que les pièces détachées destinées aux usines de fabrication des engins et matériels agricoles.

Article 8 1° : Sont imposables de plein droit selon le régime du réel, les personnes morales, les membres des professions libérales et les exploitants forestiers, sans considération de chiffre d’affaires minimum, ainsi que les personnes physiques, lorsque celles-ci réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes égal ou supérieur à 100 millions de Francs.

2° Sont imposables selon le régime simplifié les personnes physiques réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxes compris entre 60 et 100 millions de francs.

Elles peuvent opter pour le régime du réel ; l’option est irrévocable et emporte également option pour le même régime en matière d’impôts directs. Elles doivent notifier leur choix au chef de centre des impôts territorialement compétent avant le 1er août de l’année d’imposition.

3° - Sont imposables selon le régime de base les personnes physiques réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxes compris entre 15 et 60 millions de francs.

Elles peuvent opter pour le régime simplifié ; l’option est irrévocable et emporte également option pour le même régime en matière d’impôts directs. Elles doivent notifier leur choix au chef de centre des impôts territorialement compétent avant le 1er août de l’année d’imposition.

4° Sont imposables selon le régime de l’impôt libératoire les personnes physiques réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur à quinze (15) millions de francs.

Article 19 :

Alinéa 5 (nouveau) : Sont exclues du droit à déduction les personnes physiques soumises au régime de base. 

Article 26 : Les assujettis à la TVA doivent :

1°- Etre immatriculés ;

2°- Pour les assujettis relevant du régime de base, tenir un livre d’achats et un livre de recettes.

3°- Pour les assujettis relevant du régime simplifié, tenir un livre d’achats, un livre de recettes, un livre d’inventaire, un livre des immobilisations.

4°- Pour les assujettis relevant du régime du réel, les obligations sont celles prévues aux articles 16 et 17 du Code Général des Impôts.

5°- Quel que soit leur régime d’imposition, les assujettis à la TVA doivent faire apparaître sur leurs factures, le montant Hors Taxes de l’opération, la TVA correspondante, ainsi que le montant toutes taxes comprises de l’opération. Ils doivent aussi mentionner sur lesdites factures, leur numéro d’identifiant unique, leur raison sociale, et éventuellement leur dénomination, leur adresse précise.

6°- Conserver les pièces justificatives des recettes et dépenses pendant les dix (10) années qui suivent celle au cours de laquelle les opérations concernées ont été constatées dans les écritures.

Article 28 : La TVA et le droit d’accises sont liquidés au vu des déclarations dont le modèle est fourni par l’administration fiscale, de la manière suivante : 

1° - Les redevables soumis au régime de base sont tenus de souscrire leur déclaration dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.

2° - Les redevables soumis aux régimes simplifié et du réel, sont tenus de souscrire leur déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations ont été réalisées.

3° - Les déclarations doivent être déposées au centre des impôts territorialement compétent et être accompagnées des moyens de paiement correspondant aux montants liquidés.

4° - Toutes les déclarations souscrites doivent être datées et signées par le contribuable ou son représentant fiscal dûment mandaté.

5° - Lorsque au cours du mois ou du trimestre, aucune opération taxable n’a été réalisée, une déclaration doit néanmoins être souscrite, comportant la mention NEANT sur la ligne « opérations taxables ».

 

CHAPITRE CINQUIEME DISPOSITIONS relatives au Code de l'ENREGISTREMENT, DU TIMBRE ET DE LA CURATELLE (ETC)

ARTICLE HUITIEME :

1° Les droits de timbre sur les connaissements et les contrats de transport, ainsi que sur la publicité, sont versés ou acquittés à la caisse du régisseur des recettes du timbre territorialement compétent dans les quinze (15) jours du mois qui suit celui au cours duquel l’opération taxable est intervenue.

2° Les dispositions des articles 310, 369 et 376 du Code de l’Enregistrement, du Timbre et de la Curatelle sont modifiées et/ou complétées comme suit :

Article 310 bis (nouveau) : Le droit de timbre prévu à l’article précédent est perçu en même temps que les droits de douane, pour les véhicules importés sous le régime de la mise à la consommation.

Article 369 (nouveau) :

1°- supprimé

2°- supprimé

3°- supprimé

4° - Le droit de timbre est perçu au taux de 2 % du coût facturé de la publicité pour chaque support, qu'il soit imprimé localement ou importé, à l’exclusion de la publicité par véhicule automobile muni de haut- parleur dont le taux est fixé à 20.000 F CFA par mois et par véhicule.

Article 376 (nouveau) : Le droit est exigible au premier jour de la période d’imposition, de la mise en circulation au Cameroun ou de la cessation d’une exonération. Pour les véhicules importés sous le régime de la mise à la consommation, la vignette automobile est acquittée en même temps que les droits de douane. 

CHAPITRE SIXIEME

AUTRES DISPOSITIONS FISCALES et FINANCIERES

 ARTICLE NEUVIEME : 

Les dispositions de l'article dixième de la loi n° 98/009 du 1er juillet 1998, portant loi de finances de la République du Cameroun pour l'exercice 1998/99 sont modifiées et complétées ainsi qu'il suit :

Article 15 :

Alinéa 5 - b (nouveau) : Pour l’exercice 1999/2000, le produit de la TSPP est partiellement affecté au profit de la redevance d’usage de la route comme suit : 

20 F CFA à prélever sur le litre de super ;

45 F CFA à prélever sur le litre de gaz oil.

Le reste sans changement

ARTICLE DIXIEME :

Les dispositions de l'article onzième de la loi n° 98/009 du 1er juillet 1998, portant loi de finances de la République du Cameroun pour l'exercice 1998/99 sont modifiées et complétées ainsi qu'il suit :

Alinéa 2 (nouveau) : Sous réserve des dispositions des cahiers de charges signés dans le cadre des concessions des services publics, cette redevance est assise sur le taux spécifique de la taxe spéciale sur les produits pétroliers.

Alinéa 3 (nouveau) : Pour l’exercice 1999/2000, le montant à prélever sur le produit de la Taxe Spéciale sur les Produits Pétroliers, au titre de la Redevance d’Usage de la Route, est fixé à FCFA vingt (20) milliards.

Le reste sans changement

ARTICLE ONZIEME : 

Les dispositions de l’article quatorzième de la loi n° 98/009 du 1er juillet 1998 portant loi de finances pour l’exercice 1998/1999 sont modifiées et complétées ainsi qu’il suit :

1° TAXE D’ABATTAGE

Alinéa 1 (nouveau) : La taxe d’abattage est calculée sur la base de la valeur FOB des grumes provenant des titres d’exploitation forestière de toute nature. Son taux est de 2,5%.

Le reste sans changement

2° SURTAXE PROGRESSIVE.

c - (nouveau) : La surtaxe progressive est versée spontanément par le redevable au plus tard le 30 septembre de chaque année. 

ARTICLE DOUZIEME :

1° - Le financement du Fonds Spécial de développement forestier est assuré par la quote-part du produit des taxes forestières, reversée au Fonds Spécial et dont le montant est déterminé, annuellement, par la loi de Finances.

2° - Pour l'exercice 1999/2000, le plafond des taxes à reverser au Fonds Spécial est fixé à quatre (4) milliards. 

ARTICLE TREIZIEME :

L’assiette et les droits et taxes relatives aux redevances minières sont perçus par l’administration fiscale.

TITRE DEUXIEME :

VOIES ET MOYENS - ALLOCATIONS DES CREDITS DU BUDGET 1999/2000

CHAPITRE PREMIER : EVALUATION DES RECETTES

 

ARTICLE QUATORZIEME :

Les produits et revenus applicables au Budget consolidé de la République du Cameroun pour l'exercice 1999/2000 sont évalués à 1.297.638.000.000 Francs CFA et se décomposent, par rubrique, de la manière suivante :

LIBELLES

PREVISIONS

I – BUDGET DE L’ETAT

1 275 213 000 000

TITRE I : RECETTES PROPRES

976 213 000 000

CHAPITRE I : RECETTES FISCALES

753 000 000 000

SECTION I  : IMPOTS DIRECTS ET TAXES ASSIMILEES

440 000 000 000

SECTION II  : ENREGISTREMENT, TIMBRE ET CURATELLE

26 000 000 000

SECTION III  : DROITS DE DOUANE ET AUTRES DROITS

287 000 000 000

CHAPITRE II : RECETTES NON FISCALES

223 213 000 000

SECTION I  : RECETTES DOMANIALES

2 000 000 000

SECTION II  : RECETTES DES SERVICES

22 000 000 000

SECTION III  : REMBOURSEMENTS DE PRÊTS

3 000 000 000

SECTION IV  : REVERSEMENTS ET CAUTIONNEMENTS

2 613 000 000

SECTION V  : PRODUITS DES VALEURS MOBILIERES

3 000 000 000

SECTION VI  : RETENUES PENSIONS SUR SALAIRES

20 000 000 000

SECTION VII  : RECETTES DE PRIVATISATIONS

40 000 000 000

SECTION VIII : REDEVANCES PETROLIERES

130 600 000 000

TITRE II : AUTRES RECETTES

299 000 000 000

CHAPITRE I : EMPRUNTS EXTERIEURS

289 000 000 000

CHAPITRE II : AVANCES NON REMBOURSABLES

10 000 000 000

TOTAL RECETTES BUDGET DE L’ETAT

1 275 213 000 000

II – BUDGET ANNEXE P&T

22 425 000 000

TOTAL GENERAL DES RECETTES I + II

1 297 638 000 000

CHAPITRE DEUXIEME : CREDITS OUVERTS

ARTICLE QUINZIEME :

Les crédits ouverts sur le Budget consolidé de la République du Cameroun en 1999/2000 se chiffrent à 1.297.638.000.000 F.CFA et sont ventilés ainsi qu'il suit :

CHAP

DESIGNATION

CREDITS OUVERTS 1999/2000

FONCTIONNEMENT

INVESTISSEMENT

TOTAL CHAPITRE

01

PRESIDENCE REPUBLIQUE

18 635 000 000

1 750 000 000

20 385 000 000

02

SERVICES RATTACHES : PR

2 542 000 000

1 090 000 000

3 632 000 000

03

ASSEMBLEE NATIONALE

6 295 000 000

500 000 000

6 795 000 000

04

SERVICES PREMIER MINISTRE

4 526 000 000

500 000 000

5 026 000 000

05

CONSEIL ECON. & SOCIAL

473 000 000

-

473 000 000

06

RELATIONS EXTERIEURES

13 173 000 000

1 430 000 000

14 603 000 000

07

ADMINISTR. TERRITORIALE

18 995 000 000

2 000 000 000

20 995 000 000

08

JUSTICE, GARDE SCEAUX

5 728 000 000

1 300 000 000

7 028 000 000

09

COUR SUPREME

636 000 000

50 000 000

686 000 000

11

CONTROLE SUP. DE L’ETAT

900 000 000

310 000 000

1 210 000 000

12

DEL. GEN. SURETE NATION.

33 648 000 000

1 500 000 000

35 148 000 000

13

DEFENSE

87 659 000 000

4 300 000 000

91 959 000 000

14

CULTURE

1 500 000 000

750 000 000

2 250 000 000

15

EDUCATION NATIONALE

99 138 000 000

13 500 000 000

112 638 000 000

16

JEUNESSE ET SPORTS

7 475 000 000

850 000 000

8 325 000 000

17

COMMUNICATION

2 353 000 000

410 000 000

2 763 000 000

18

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

10 514 000 000

3 100 000 000

13 614 000 000

19

RECHERCHE SCIENT. & TECH.

4 640 000 000

1 425 000 000

6 065 000 000

20

ECONOMIE ET FINANCES

19 045 000 000

5 300 000 000

24 345 000 000

21

DEV. INDUST. & COMMERCIAL

1 789 000 000

700 000 000

2 489 000 000

22

INVEST. PUBLIC & AT

3 532 000 000

9 100 000 000

12 632 000 000

23

TOURISME

1 550 000 000

825 000 000

2 375 000 000

30

AGRICULTURE

20 340 000 000

3 300 000 000

23 640 000 000

31

ELEVAGE, PÊCHE, IND. ANIM.

4 009 000 000

1 250 000 000

5 259 000 000

32

MINES, EAU & ENERGIE

1 430 000 000

4 550 000 000

5 980 000 000

33

ENVIRONNEMENT & FORÊTS

2 377 000 000

1 700 000 000

4 077 000 000

36

TRAVAUX PUBLICS

36 234 000 000

14 400 000 000

50 634 000 000

37

URBANISME & HABITAT

7 713 000 000

3 260 000 000

10 973 000 000

38

VILLE

1 459 000 000

3 200 000 000

4 659 000 000

40

SANTE PUBLIQUE

31 948 000 000

8 650 000 000

40 598 000 000

41

EMPLOI, TRAVAIL & PREV. SOC

1 708 000 000

700 000 000

2 408 000 000

42

AFFAIRES SOCIALES

2 252 000 000

700 000 000

2 952 000 000

43

CONDITION FEMININE

1 162 000 000

700 000 000

1 862 000 000

46

TRANSPORTS

1 619 000 000

1 450 000 000

3 069 000 000

50

FONCTION PUBL & REF. ADM.

3 216 000 000

450 000 000

3 666 000 000

CHAPITRES MINISTERIELS : A

460 213 000 000

95 000 000 000

555 213 000 000

55

DETTE INTERIEURE FONCT.

55 000 000 000

   

60

INTERVENTIONS DE L'ETAT

23 000 000 000

   

65

DEPENSES COMMUNES

27 000 000 000

   

CHAPITRES COMMUNS : B

105 000 000 000

   

BUDGET FONCT. : C =A+B

565 213 000 000

   

PRINCIPAL

INTERETS

56

DETTE PUB. EXTERIEURE

310 000 000 000

182 000 000 000

128 000 000 000

57

DETTE PUB. INTERIEURE

105 000 000 000

86 000 000 000

19 000 000 000

SERVICE DE LA DETTE : D

415 000 000 000

268 000 000 000

147 000 000 000

FINANC. EXTER

FINANC. NTER.

90

OPERATIONS DE DEVELOP.

260 000 000 000

165 000 000 000

95 000 000 000

91

RESTRUCTURATION

10 000 000 000

10 000 000 000

92

PARTICIPATIONS & REHAB.

25 000 000 000

25 000 000 000

BUDGET INVEST. PUBLIC : E

295 000 000 000

165 000 000 000

130 000 000 000

BUDGET ETAT : F =C+D+E

1 275 213 000 000

   

BUDGET ANNEXE DES P & T : G

22 425 000 000

   

ENSEMBLE H = F+G

1 297 638 000 000    

  

TROISIEME PARTIE :

TITRE UNIQUE : DISPOSITIONS DIVERSES

ARTICLE SEIZIEME :

Le Gouvernement de la République du Cameroun est autorisé à négocier et éventuellement à conclure au cours de l'exercice 1999/2000, à des conditions sauvegardant les intérêts financiers de l'Etat ainsi que sa souveraineté économique et politique, des emprunts concessionnels d'un montant global de 250.000.000.000 de francs CFA.

ARTICLE DIX-SEPTIEME :

Dans le cadre des lois et règlements, le Gouvernement de la République du Cameroun est autorisé à accorder au cours de l'exercice 1999/2000 l'aval de l'Etat, à des Etablissements publics et des Sociétés d’Economie Mixte, au titre d’emprunts concessionnels exclusivement, pour un montant global ne dépassant pas 40.000.000.000 de francs CFA. 

ARTICLE DIX-HUITIEME :

Au cours de l’exercice 1999/2000, le Président de la République du Cameroun est autorisé, pour faire face aux besoins du pays dans le cadre de son développement économique, social et culturel, à modifier, par voie d'ordonnance, les plafonds fixés aux articles quinzième et seizième ci-dessus. 

ARTICLE DIX-NEUVIEME :

Le Président de la République est habilité à apporter, par voie d'ordonnance, des modifications aux législations financière, fiscale et douanière ainsi qu'au Code des Investissements.

Le Gouvernement est autorisé à utiliser les recettes nouvelles provenant de ces mesures pour faire face à ses obligations. 

ARTICLE VINGTIEME :

Le Président de la République est habilité à prendre, par voie d'ordonnance, toutes mesures nécessaires à la mise en œuvre des réformes structurelles prévues dans le cadre des accords conclus avec la communauté financière internationale.

ARTICLE VINGT-UNIEME :

Les ordonnances visées aux articles dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième ci-dessus seront déposées sur le Bureau de l'Assemblée Nationale aux fins de ratification à la session parlementaire qui suit leur publication.

ARTICLE VINGT-DEUXIEME :

La présente loi sera enregistrée, publiée suivant la procédure d'urgence, puis insérée au Journal Officiel en français et en anglais./- 

YAOUNDE, le 30 JUIN 1999 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

PAUL BIYA