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1 2 Sursis de
paiement
3 Délai et forme de la décision de l’administration
suite à réclamation 4 Si le différend persiste après réclamation,
possibilité de saisine du juge 5 Conséquences d’un jugement de première instance |
CHAPITRE V PHASE CONTENTIEUSE ET VOIE DE RECOURS A quel moment réclamer ?
Après réception de la
notification de redressements accompagnée de l’avis de mise en recouvrement,
ou de tout document vous permettant de connaître avec certitude les sommes à
verser et les dates de paiement à respecter, vous pouvez contester tout ou
partie de l’imposition mise à votre charge.
Auprès de qui réclamer ? Lorsque vous vous estimez imposé
à tort ou même surtaxé, vous devez en faire la réclamation auprès du Chef de
Centre Provincial des Impôts territorialement compétent ou du chef de la
structure chargée de la gestion des grandes entreprises. Lorsque la décision
de cette autorité ne vous satisfait pas ou vous satisfait partiellement, vous
pouvez adresser une nouvelle réclamation au Directeur des Impôts. Un dernier recours administratif
vous est ouvert si la décision du Directeur des impôts ne vous satisfait
pas ; c’est la possibilité qui vous est offerte de saisir le Ministre
chargé des Finances. La saisine de cette dernière autorité tient lieu de
recours gracieux préalable à la saisine du juge administratif. En tout état de cause, le Chef
de Centre Provincial des Impôts ou le responsable en tenant lieu ne peut
procéder à un dégrèvement en votre faveur que dans la limite de 10 000 000
FCFA après avis de la Commission Provinciale des Impôts. Ce montant est porté
à 30 000 000 FCFA pour le Directeur des Impôts. Au delà de ce montant, seul
le Ministre en charge des Finances doit se prononcer après avis de la
Commission Centrale des Impôts. Dans quel délai réclamer ?
Vous disposez d’un délai de
(quatre-vingt dix) 90 jours à partir de la date de l’émission de l’AMR, de la
connaissance certaine de l’imposition, ou de la réception du titre de
perception en matière de droits d’enregistrement, pour introduire votre
réclamation. Sous quelle forme réclamer ?
Votre réclamation doit être écrite et signée de votre
main. Elle doit contenir les motifs
pour lesquels vous estimez que tout ou partie des droits supplémentaires et
pénalités mis à votre charge ne sont pas justifiées. Si la contestation est
partielle, elle doit être précisément chiffrée. Elle doit être accompagnée d’une
copie du bulletin d’émission ou de l’avis de mise en recouvrement ou de la
quittance en cas de paiement spontané. Elle doit être, enfin, appuyée
de justifications du paiement de la partie non contestée. La procédure de
recouvrement de la partie contestée suit son cours normal sauf si vous avez
obtenu un sursis à paiement dans les conditions ci-dessous. Pouvez-vous surseoir au paiement des droits et
pénalités contestés ? Lors du dépôt de votre
réclamation, vous pouvez, également, demander à surseoir aux paiements des
impôts contestés jusqu’à la décision du Ministre des Finances . A cet effet,
les conditions de forme de la réclamation énoncées ci-dessus doivent avoir
été respectées le sursis à paiement être demandé expressément dans la réclamation.
Dans ce cas, il vous est exigé le paiement préalable d’au moins 10% du
montant des impositions en cause. En tout état de cause, l’absence
de réponse de l’Administration à votre demande de sursis dans un délai de
trente (30) jours, équivaut à l’acceptation tacite de votre demande. Comment êtes-vous informé de la suite réservée à
votre réclamation ? Après la date de réception de la
réclamation par le Centre Provincial des Impôts ou le Chef de la structure en
charge des grandes entreprises, l’Administration vous fait connaître sa
position par écrit. La position
notifiée par le Centre Provincial des Impôts ou le Directeur des Impôts peut
faire l’objet d’un recours hiérarchique jusqu’au niveau du Ministre chargé
des finances. Au niveau dudit Ministre, trois situations peuvent se
présenter : La réponse du Ministre chargé des finances vous
satisfait ; La réponse du ministre chargé des finances ne vous
satisfait pas ; Le Ministre chargé des finances n’a pas réagi dans un délai
de trois (03) mois Après un délai de trois (03)
mois, si l’administration ne vous a pas fait connaître sa position, ou alors
si la position adoptée par l’Administration ne vous donne pas satisfaction,
vous pouvez saisir le tribunal compétent. Quelle juridiction saisir ?
Si la décision de
l’Administration ne vous donne pas satisfaction, vous pouvez porter le litige
soit devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême, s’il s’agit des
impôts directs (Impôt sur le Revenu, Impôt sur les Sociétés…) ou les taxes
sur le chiffre d’affaires (Taxe sur la Valeur Ajoutée, Droits d’accises…),
soit le Tribunal judiciaire, lorsqu’il s’agit des autres impôts, notamment
des droits d’enregistrement. Dans quel délai saisir le
juge ?
Vous disposez d’un délai de deux
(2) mois à compter du jour de la réception de la décision de
l’administration, pour saisir le juge. Ce délai est de trois (3) mois à
compter de la notification du titre de perception lorsqu’il s’agit des droits
d’enregistrement. Qui doit saisir le juge ?
Outre le réclamant que vous
êtes, seuls peuvent présenter ou soutenir une requête devant la Chambre
Administrative de la Cour Suprême ou le Tribunal d’instance les avocats
régulièrement inscrits au barreau et les Conseils Fiscaux agréés à la CEMAC. Le jugement vous est favorable…
Un dégrèvement des impositions
vous avez payées à tort sera prononcé en votre faveur. Bien entendu, l'Administration peut faire appel de ce
jugement. Le jugement vous est défavorable… Conformément aux principes du double degré de
juridiction et aux textes organisant les juridictions camerounaises, vous
pouvez saisir : - l’Assemblée plénière de la
Cour Suprême lorsqu’il s’agit d’un jugement rendu par la Chambre
Administrative de la Cour Suprême ; - la Cour d’Appel territorialement compétente lorsqu’il s’agit d’un jugement rendu par les tribunaux d’instance. Dans le dernier cas, si l’arrêt
rendu par la Cour d’Appel vous est défavorable, vous pouvez vous pourvoir en
cassation auprès de la Cour Suprême dans un délai de deux (2) mois à compter
de sa notification. Sachez que ce dernier recours
n’a pas d’effet suspensif. CONCLUSION La charte que vous venez de
parcourir n’est qu’un simple résumé des dispositions les plus couramment
mises en œuvre en matière de vérification. Pour une information plus
complète, vous devez en conséquence vous référer entre autres, au Code
Général des Impôts et au Livre des Procédures Fiscales. |
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